lundi, 6 février 2023

La RDC accuse les rebelles du M23 de massacre de civils et de violation de la trêve

L’armée de la République démocratique du Congo (RDC) a accusé les rebelles du M23 d’avoir tué 50 civils et d’avoir violé une trêve de cinq jours dans le pays agité est.

Le général Sylvain Ekenge a déclaré jeudi que le groupe M23 « commettait des massacres… dont le plus courant est celui de 50 civils congolais, odieusement assassinés mardi à Kishishe, » un village à quelque 70 kilomètres au nord de la ville orientale de Goma.

Ekenge a déclaré que si les forces de la RDC avaient « scrupuleusement observé la trêve », le M23 avait attaqué des positions du gouvernement fédéral.

Le groupe rebelle a publié une déclaration rejetant le massacre présumé de civils.

« Le mouvement M23 rejette les allégations sans fondement portées contre lui à Kishishe », a déclaré le porte-parole politique du groupe, Lawrence Kanyuka.

« Le M23 rappelle la communauté internationale et nationale qu’il n’a jamais ciblé les populations civiles », a-t-il déclaré.

Des sources ont déclaré plus tôt que les combats avaient en fait repris jeudi à Kirima dans la même zone, à environ 10 kilomètres de la ville de Kibirizi.

Paul Lutibahwa, chef des groupes de la société civile pour la région de Bambo, a déclaré : « Les rebelles ont traversé le pont, direction Kibirizi… c’est la panique ».

Un responsable de la sécurité, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a accusé le M23 d’avoir en réalité violé le cessez-le-feu et de « continuer les pillages et les combats ».

Le porte-parole militaire du M23, Willy Ngoma, joint par l’agence de presse AFP, a validé qu’il y avait des combats avec l’armée.

Jusqu’aux violences de jeudi, il y avait n’y avait eu aucun combat entre les forces du gouvernement fédéral et le M23, bien que les rebelles aient rencontré des milices locales, en particulier dans la région de Bambo, où des victimes civiles ont été signalées.

Le Vatican, d’autre part, a révélé que le pape François se rendra en RDC et au Soudan du Sud du 31 janvier au 5 février.

Son voyage aux deux v Les nations en proie à la violence avaient été préparées pour juillet de cette année mais ont été reportées du fait que des soins pour une gêne au genou.

Son séjour en RDC du 31 janvier au 3 février se déroulera à Kinshasa et non ne se composent plus de Goma.

Le site qui avait en fait été choisi pour une messe papale, situé à 15 kilomètres au nord de Goma, est actuellement habité par une position avancée des forces armées.

Quelque 120 groupes armés menacent l’est de la RDC, ce qui en fait l’une des régions les plus violentes d’Afrique.

Le mouvement du 23 mars, ou M23, est un groupe rebelle tutsi majoritairement congolais qui était en sommeil depuis de nombreuses années.

Kinshasa accuse son petit voisin le Rwanda de soutenir le M23, ce que des spécialistes de l’ONU et des responsables américains ont également indiqué ces derniers mois.

Kigali conteste l’accusation, et à son tour accuse Kinshasa de collusion avec les FDLR – un ancien groupe rebelle hutu rwandais développé en RDC après le génocide des Tut i communauté en 1994 au Rwanda.

Les pourparlers entre les 2 pays dans la capitale angolaise de Luanda ont débloqué un accord de trêve le 23 novembre.

Le cessez-le-feu devait entrer en vigueur vendredi , le 25 novembre et sera suivi d’un retrait du M23 deux jours plus tard.

Source : TRTWorld et entreprises

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