samedi, 10 décembre 2022

L’utilisation de la biométrie par les forces de l’ordre critiquée dans trois pays européens

 

L’Europe continue de lutter contre les problèmes de confidentialité liés à la collecte de données biométriques sensibles données par les forces de l’ordre. En France, en Norvège et au Royaume-Uni, l’introduction de nouvelles réglementations et technologies de surveillance a attiré les critiques des citoyens et des groupes de surveillance, qui ont diversement qualifié la reconnaissance faciale et d’autres méthodes de surveillance biométrique de gaspillage, de répression et d’inexactitude.

En France, un collectif plainte contre le ministre de l’Intérieur a été déposée auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), réclamant l’interdiction d’utiliser ce qu’elle qualifie de technologies biométriques invasives. Porté par plus de 15 000 personnes et déposé par La Quadrature du Net, il appelle à réformer le système de casier judiciaire et à mettre fin à l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique, qui utilise l’intelligence artificielle (IA) pour identifier les suspects. La plainte dénonce également l’utilisation accrue de la technologie de reconnaissance faciale par la police. Enfin, il critique le système d’archivage des documents électroniques sécurisés (TES), qui englobe les données biométriques collectées à partir des passeports et des cartes d’identité.

La CNIL a été accusée d’entraver le déploiement de la biométrie pour améliorer la sécurité publique par le maire de Nice, entre autres.

Le gouvernement norvégien fait face à des demandes similaires, selon Telecompaper, le Conseil des consommateurs du pays lui demandant de faire davantage pour protéger la vie privée du public norvégien. S’appuyant sur un rapport de la Commission de la vie privée qui proposaient 140 améliorations suggérées, le Conseil a identifié six domaines de préoccupation spécifiques. La conception manipulatrice et le basé sur la surveillance ont été signalés comme des risques pour la vie privée, tout comme l’utilisation d’informations d’identité biométriques à distance, y compris les scans de reconnaissance faciale. En ce qui concerne l’économie, le Conseil a noté la pression exercée par les monopoles sur le marché et son impact sur la collecte de données. Enfin, il a souligné les besoins d’amélioration de la supervision et du leadership dans le secteur public norvégien.

La critique est moins large mais non moins intense dans le Yorkshire, au Royaume-Uni, où des groupes de défense remettent en question l’efficacité des technologies de reconnaissance faciale utilisées par la police. Selon le Yorkshire Post, une coalition de quatorze groupes affirme que la technologie de la force identifie mal les gens 87 % du temps. La police affirme que le pourcentage d’erreurs d’identification est nettement inférieur – quelque part entre 0 et 0,08 %. Mais ils hésitent à fournir plus de détails sur leur utilisation de la reconnaissance faciale, affirmant que « confirmer ou nier si d’autres informations sont ou non détenues concernant l’utilisation secrète de la technologie de reconnaissance faciale limiterait les capacités opérationnelles ».

Une coalition de groupes de défense a récemment appelé le nouveau chef de la police métropolitaine de Londres à mettre fin à l’utilisation de la reconnaissance faciale par la force comme l’une de ses premières actions à ce poste.

Alors que l’ continue de faire face à des bouleversements politiques et sociaux, une préoccupation commune semble sûre de lier ses nations dans un avenir proche. Tous les regards sont tournés vers l’Europe, en particulier vers sa biométrie et ses données personnelles, et les débats continueront de faire rage sur la question de savoir jusqu’à quel point ils devraient être autorisés à regarder.

Des groupes de défense des droits européens demandent également l’interdiction du système de biométrie faciale Prüm II proposé par l’UE.

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