samedi, 28 mai 2022

Un juge américain ordonne à l’administrateur de Biden de maintenir les restrictions d’asile liées à Covid

Les restrictions liées à la pandémie imposées aux migrants demandant l’asile à la frontière sud doivent se poursuivre, a déclaré vendredi un juge dans une ordonnance bloquant le Plan de l’administration Biden pour les lever au début de la semaine prochaine.

La décision n’est que le dernier exemple d’un tribunal faisant dérailler les politiques d’immigration proposées par le président le long de la US avec le Mexique.

Bien que l’administration puisse faire appel, la décision augmente considérablement les chances que les restrictions ne se terminent pas comme prévu lundi. Un retard serait un coup dur pour les défenseurs qui disent que les droits de demander l’asile sont bafoués, et un soulagement pour certains démocrates qui craignent qu’une augmentation largement anticipée des passages illégaux ne les mette sur la défensive dans une année électorale de mi-mandat déjà difficile. p>

Des migrants ont été expulsés plus de 1,9 million de fois depuis mars 2020 en vertu du titre 42, une disposition de santé publique qui les prive de la possibilité de demander l’asile en vertu de la loi américaine et d’un traité international au motif d’empêcher la propagation de Covid-19.

Le juge de district américain Robert Summerhays à Lafayette, en Louisiane, a ordonné que les restrictions restent en place pendant qu’un procès mené par l’Arizona et la Louisiane – et maintenant rejoint par 22 autres États – se déroule devant le tribunal.

Les États ont fait valoir que l’administration n’avait pas suffisamment pris en compte les effets que la levée des restrictions aurait sur la santé publique et l’application de la loi. Drew Ensign, un avocat de l’État de l’Arizona, a fait valoir lors d’une audience que les Centers for Disease Control and Prevention des n’avaient pas suivi les procédures administratives exigeant un avis public et du temps pour recueillir les commentaires du public.

Jean Lin, un avocat du ministère de la Justice, a déclaré au juge que le CDC était habilité à lever une restriction sanitaire d’urgence qui, selon lui, n’était plus nécessaire. Elle a dit que l’ordre était une question de politique de santé, pas d’immigration.

Summerhays, qui a été nommé par le président Donald Trump, avait déjà statué en faveur des États en mettant fin aux efforts visant à mettre fin à l’utilisation de la règle de l’ère de la pandémie. Il a déclaré le mois dernier qu’une suppression progressive imposerait aux États « des coûts irrécupérables en matière de soins de santé, d’application de la loi, de détention, d’éducation et d’autres services ».

Le titre 42 est la deuxième politique majeure de l’ère visant à dissuader l’asile à la frontière mexicaine qui a été larguée par le président Joe Biden, pour être réactivée par un juge nommé par Trump.

Le mois dernier, la Cour suprême des a entendu des arguments sur l’opportunité d’autoriser l’administration à forcer les demandeurs d’asile à attendre au Mexique pour les audiences du tribunal américain de l’immigration. Cette affaire, contestant une politique connue sous le nom de « Rester au Mexique », est née à Amarillo, au Texas. Il a été rétabli en décembre sur ordonnance du juge et reste en vigueur pendant la durée du litige.

 Source : AP

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